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Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson)

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Zash Mireto

Métamorphe
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MessageSujet: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Jeu 17 Nov - 22:47

Zash avait passé la journée a chercher un ermite dans les falaises. Un habitant de OstherSide lui avait indiquer par où il fallait passer et comment le trouver. Il le lui avait décrit physiquement et expliqué son caractère ronchon. Le chat d'Iriomote y avait cru jusqu'à maintenant. Il avait parcouru pendant des heures les rochers escarpé sous sa forme de chat, tenant entre ses dents la précieuse lettre. Il avait mal aux coussinets et avait les pattes engourdies. De plus son ventre gargouillait à tout va et il mourrait de soif. Il avait comprit qu'il s'était fait avoir, ce vieux il le retrouverait et lui pourrirait la vie. Il retourna gentiment à ses affaires tout en râlant. Il s'assit et se transforma, puis enfila rapidement son caleçon et tout en s'appuyant contre la paroi de la falaise prit la lettre entre ses mains, il la regarda attentivement et utilisa son pouvoir dessus. Il se concentra, il avait facilement compris comment utiliser son pouvoir, mais le mettre en pratique était rude. Il visualisa le papier dans sa tête tout en le fixant et l'imagina peu à peu disparaitre.

Il du s'y reprendre à plusieurs fois et y arriva enfin, il remarqua que ce n'était pas su simple papier, il était doublé d'une fine couche de métal. Il soupira, l'homme avait du comprendre son pouvoir ou s'en douter. Bref il arriva enfin à lire la lettre, il était noté:

"Cher Chat d'Iriomote, j'espère que ceci t'a servit de leçon et que tu ne recommenceras pas à dire à ma femme que je la trompe. J'ai réussi de justesse à sauver mon couple, et je te jure que la prochaine fois je ne serais pas aussi gentil. "


Zash se vexa il déchira la lettre et éparpilla les morceaux partout, il ferrait croire à l'homme qu'il a trouvé l'ermite et qu'il n'a rien compris. Il soupira et commença a rassembler ses affaires quand il entendit des aboiements, il les reconnaissait. C'était un Methamorphe de type chien qu'il avait embêté et ce dernier lui en voulait depuis ce jour. Il jura et se transforma, il passa sa sacoche autour de son corps de chat, un peu grande mais elle tiendrait. Il commença à remonter la falaise doucement quand il entendit le chien. Il continua d'avancer et se mit à courir, se faisant rattrape, il vit soudain une cheval un peu plus bas que lui et essaya de s'arrêter mais trop tard, il dérapa, et atterrit sur l'animal toute griffe sortie pour s'y rattraper.

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Gabriel Crimson

Métamorphe
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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Sam 19 Nov - 12:31

Perché sur une corniche minuscule, j'observais en contrebas une sorte de chamois qu'on aurait malencontreusement croisé avec quelque chose comme... un cerf à en voir la taille démesurée. Je devinais sans peine que ces cervidés devaient déjà atteindre une taille respectable sur terre mais celui que j'avais sous les yeux était hors concours. Énorme. A la taille idéale pour représenter un challenge alléchant pour un lion de ma taille. Je me tapis légèrement, sentant son mon ventre la pierre nue et les cailloux inconfortables. Je pétris presque inconsciemment le sol recouvert d'une légère couche de terre, jouant des épaules et tassant le sol sous mes pattes arrières, prêt à m'élancer sur le dos de cet appétissant herbivore. Je bandais lentement chacun de mes muscles, songeant par avance au sang roulant sur ma langue, tapissant la gueule, la chair cédant sous mes crocs, me rapprochais sensiblement du sol, penchais mon corps vers l'avant... et m'élançais. Un hennissement familier m'interrompit brièvement, me déconcentrant de ma cible et j'atterris à côté de ma cible qui, loin d'être effrayée, se contenta de me décocher une ruade avant de disparaître dans les hauteurs, bondissant d'un escarpement rocheux à un autre avec l'aisance d'une ballerine. Je secouais piteusement ma patte endolorie, le choc des sabots ayant tiré un triste craquement à mon omoplate. Je ne me faisais pas d'inquiétude, les écailles avaient amortis la majeure partie du choc mais cela ne m'empêchait pas de douiller méchamment tout en prévoyant un bleu de taille et d'une couleur inédite. Un grondement sourd et irrité m'échappa et je m'élançais vivement en direction de ma monture qui, manifestement, semblait être tombée sur un os.

Quelques secondes à peine s'étaient écoulées entre mon bond loupé et mon départ et lorsque j'arrivais à l'endroit où j'avais laissé Chronos, moins d'une minute devait être passée - je suis quand même rapide, mine de rien. Je jetais un regard vers le bas, toujours perché en hauteur que j'étais - je ne suis pas un félin pour rien - et observais avec une irritation grandissante ce qui m'avait empêché de me tailler une part de lion dans la cuisse juteuse de ce Chamois transgénique. Une sorte d'énorme chien - une métamorphe devinais-je avec une expression blasée - grondait et grognait à distance respectueuse de mon cheval, n'osant pas trop se présenter aux sabots redoutables de ma monture... et sur sa croupe trônait un putain de chat que j'identifiais être l'origine du hennissement que j'avais entendu... surtout à en voir les griffures qui avaient réussi à percer le cuir épais de la peau, laissant transparaître quelques gouttes d'un sang que je sentais depuis ma position.

Je peux même pas ripailler dans mon coin sans qu'un duo de métamorphes antagonistes - chien et chat, notez bien le cliché presque risible - ne vienne me casser méchamment les couilles. Je n'attendis pas que le chien - ou peu importe ce qu'il était même si sa forme s'approchait indubitablement de la race canine - trouve assez de courage pour s'opposer à Chronos et bondit d'un bloc, atterrissant presque en silence entre les deux "opposants". Mon cheval ne réagit même pas, se contentant de se calmer en se dandinant d'une jambe sur l'autre encore agacé par l'autre velus casse couille... pourtant sous ma forme animale j'étais plus grand que lui. Chronos mesurait à peu près un mètre soixante au garrot... j'en faisais une vingtaine de plus et étais beaucoup plus massif. Et dangereux aussi.
Je jetais un regard polaire au corniaud rabougris qui gronda dans ma direction, manifestement peu conscient de qui il avait affaire. Un tic contrarié agita le coin de mes lèvres. Le Lion n'était certainement pas un exemple de self-control ou de modestie. Qu'on ignore qui il était était déjà un comble en plus de l'irriter grandement et de blesser sa fierté démesurée mais que l'autre ait encore en plus l'audace de lui gronder au museau... je sentis sa colère grimper en moi comme si c'était la mienne. Mon corps se déplaça tout seul, indépendamment de ma propre volonté. Vif et brutal, il fonça en avant et donna un coup de patte monstrueux, griffes rentrées, au corps sec et dur du chien, le jetant sur le côté. Connaissant parfaitement le fonctionnement de la hiérarchie canine, il se porta en avant jusqu'à rouler l'imprudent sur le dos... et lui présenta sa gueule à deux centimètres de son museau, dévoilant les crocs démesurés qui se cachaient sous les babines. Le métamorphe gémit sourdement, paniqué. Je repris brutalement le contrôle, me contentant de lui mordre doucement le nez en guise de punition et le laissais repartir, observant sa course désordonnée, la queue entre les jambes et revins tranquillement vers Chronos.

Je contrôlais difficilement mon animal Totem. Certains métamorphes vivaient en harmonie avec lui, si bien qu'ils avaient à peine conscience que deux entités vivaient dans un même corps... comme si l'animal n'existait même pas et que cette faculté de passer d'une forme à l'autre relevait de la magie simple. Je n'ai pas cette chance. Le Lion est vindicatif, territorial, colérique et brutal... à l'image de ce que je pouvais être parfois sur un coup de nerf à la seule différence que je ne l'étais qu'occasionnellement, le Lion, lui, l'est constamment. Comprenez que vivre à deux dans un même corps avec des ambitions et des désirs différents relevait parfois de l'impossible... Je passais le plus clair de mon temps à lutter contre lui pour conserver le contrôle sur mon propre corps. Lorsque je m'assis à côté de Chronos, guignant d'un regard peu amène le chat qui trônait sur son dos, j'avais du mal à ne pas me jeter sur lui pour l'étriper et récupérer ma propriété... à savoir mon propre cheval. Débile, hein ?
Assit j'avais une vue imprenable sur la selle et la croupe de ma monture... à vrai dire je devais légèrement baisser le menton pour pouvoir toucher les oreilles de Chronos, c'est dire un peu ma taille... des fois j'avais du mal à savoir si c'était moi qui étais gigantesque ou le monde qui se révélait trop petit pour moi. Raphaël devait se sentir pousser des ailes lorsqu'il devenait Dragon, littéralement d'ailleurs... avec sa taille démesurée à l'instar de ses pairs ils devaient se prendre pour des Dieux. Sauf que j'étais sûrement l'un des mieux placé pour dire que ce n'était pas le cas. Un Dragon meurt aussi bien qu'un autre être vivant, ils sont juste un peu plus coriace.

- J'aimerais savoir qui est l'imbécile qui vient d'imprimer ses griffes sur la croupe de mon cheval...

[C'est nul à chier, j'en ai conscience maiiiiis j'voulais pas te faire attendre (comme ça excuse de merde ? >_<). Si tu veux que je rectifie quelque chose, n'hésite pas hein ! >_<]

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Zash Mireto

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Dim 20 Nov - 20:56

Je tremblais sur le cheval, devant constamment me rattraper sur la croupe de ce dernier avec mes griffes pour ne pas tomber. J'avais les oreilles baissée et le poile gonflé. Ma queue avait doublé de volume et je soufflais en direction du chien par pure réflexe. Ce sale cabot ne voulait vraiment pas me laisser tranquille et je le comprenais. Après tout j'étais le roi des emmerdeurs et je passais mon temps à ça, fouiller dans la vie des autres était ma principale qualité. Par chance le chien n'osait pas trop s'approcher à cause de l'étalon qui était assez grand et qui donnait des coups de sabot un peu partout. Mais ça n'arrangeait pas mon équilibre, même si je suis un Chat d'Iriomote. Je plantai une bonne fois pour toute mes griffes pour ne plus les ressortir, je me dis qu’il devait avoir mal, mais ce n’était pas mon problème, tant que je ne sentais pas la douleur. Tout en m’aplatissant contre le cheval pour ne pas être éjecté plus loin et je fermai les yeux dans un espoir silencieux que le Métamorphe canin parte. Et oui quand on ne voit pas une chose... elle n'existe pas vraiment? N'est-ce pas? Enfin c'est ce que j'espérais, que ça soit comme les fantômes, puisqu’on ne peut pas les voir, pour moi ils n’existent pas... enfin ceci est surement un raisonnement enfantin mais je ne voyais pas comment me sortir de cette situation autrement. Je vérifiai en vitesse que ma sacoche était encore là, c'était le cas, j'avais encore toutes mes précieuses lettres avec moi. Puis juste avant de refermer les yeux, je vis une immense ombre passer au dessus et dans un silence presque complet, un énorme Lion atterrit. La première chose qui me vint à l'esprit fut: "c'est bon je vais me faire bouffer par ce gros truc". Je refermai alors les yeux priant pour que ça passe vite. Je ne voulais pas souffrir détestant la douleur. Mais bon vu la taille de l’animal, il ne ferrait qu’une bouchée de moi, ça c’était sur. Et il n’avait pas l’air d’être normal pour un lion, il devait être un Métamorphe, ce n’était pas possible autrement. C’était l’une des seuls choses qu’il détestait en ce monde, ces énormes bêbêtes où un minuscule chat d’Iriomote n’avait aucune chance à moins de trouver un terrier ou une faille dans la roche pour pouvoir s’y glisser et s’y tapir le temps que l’adversaire se lasse ou trouve une autre proie.

J’entendis le chien aboyer contre l’immense fauve, il était fou, complètement fou, il n’y avait pas d’autre explication. Comment pouvait-il seulement essayer de tenir tête face à ce monstre ? Je m’en voulu une petite seconde en entendant les bruits du combat, c’était de ma faute si tout cela était arrivé. Le Métamorphe s’appelait Axel, jeune et amoureux. Il avait remit il y a quelques jours une lettre à Zash, pour qu’il la livre à un autre homme de ce monde, un ange du nom d’Arthur. Le premier était tombé amoureux du second et lui déclarait sa flamme par lettre. C’était le genre de mots, de phrase que tout le monde aimerait recevoir. Les mots étaient parfais, sensible et remplis d’émotion. Ils étaient francs et il en ressortait un amour infini. J’avais été ému par ce mots… mais ce n’était pas bien deux hommes ensembles ce n’était pas possible, ce n’était pas normal. On me l’avait bien expliqué dans mon monde d’origine quand j’avais avoué ma bisexualité. Je savais que je préférais les hommes aux femmes, mais j’avais voulu y aller doucement avec mes parents, et c’était resté ainsi dans ma tête. Je me disais hétéro, même si je connaissais mon horrible nature. J’avais beau combattre le démon qui m’habitait rien n’à faire, je restais ainsi. Alors je reniais ce côté de toute mes forces. Mais bref, si Axel m’en voulait c’était parce que sa lettre n’était jamais arrivée à Arthur et qu’il sortait à présent avec un autre. Mais bon j’avais fait des confettis de sa déclaration malsaine, mais je n’avais pas pu empêcher cet Arthur à sortir avec un autre homme malheureusement. Je comprenait Axel, mais il me pardonnera un jour et me remerciera même.
D’un coup j’entendis un bruit sourd, puis les bruits de la course d’Alex pour fuir face à la bête féroce. Je relevai un peu la tête en ouvrant les yeux et vit la bête, et l’entendit parler, ce qui me confirma sa nature de Métamorphe.

« - J'aimerais savoir qui est l'imbécile qui vient d'imprimer ses griffes sur la croupe de mon cheval... »

Je retirai les griffes de la croupe de l’étalon et regarda le lion, essayant de me faire passer pour un simple chat, mais avec ma sacoche ça n’allait pas le faire. Bon il pouvait aussi se dire que des gamins s’étaient amusé à me la mettre… mais bon ça ne le ferrais pas, je ne savais pas quoi penser et j’étais encore plus pétrifié de peur devant lui que devant Axel… Castiel si tu pouvais apparaitre ça serait sympa… ou alors si ce gros félin était végétarien ça m’arrangerais, mais je doute fort que ça soit le cas malheureusement. Je restai aplati sur le cheval, griffes rentrée, fixant le félin depuis en dessous. Les oreilles collées au crâne en signe de soumission.

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Gabriel Crimson

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Dim 20 Nov - 21:25

Je pris le temps, tranquillement, de porter ma patte droite à hauteur de ma gueule avec la nonchalance de ceux qui se savent supérieur. Ouais, j'exagérais mais alors juste un peu. J'écartais les doigts de ma patte, faisant ressortir les griffes acérées qui s'y planquaient et les aiguisais tranquillement. A la manière des chats. Passant une griffe entre mes dents de devant et la ripant sur mes crocs pour raffermir son tranchant, façonner la forme arrondie... et affiner la pointe redoutable. C'était méchant, mais en toute franchise je détestais réellement qu'on s'en prenne à mes chevaux... et c'était encore pire lorsque l'on m'empêchait d'assouvir mon besoin de chasser. Le Lion n'était pas d'un naturel conciliant, s'il n'avait pas son quota de chasse, il me les broyait menu pendant un long moment. Jusqu'à ce que j'abatte et dévore suffisamment de bestiole pour le satisfaire. Salopard de mégalomane cruel et... ouais, carrément gourmand. D'un autre côté ce matou, que je devinais assez facilement comme étant un métamorphe - sa conscience n'était pas complètement animale, mon pouvoir suffisait à me l'apprendre, était justement un félin sous ma responsabilité... même si ça ne m'empêchait pas de le zigouiller si je le jugeais nécessaire. J'allais reprendre dans un grondement lorsque je vis réellement ce que l'autre était en train de faire. Chronos était complètement calmé quoiqu'encore un peu irrité à cause de la douleur de sa croupe - s'il avait été un métamorphe, il aurait été incapable de s'asseoir le pauvre - et le chat avait les oreilles repliées sur son crâne, les épaules basses et presque blottit sur le dos de mon cheval. Il avait regroupé sa queue contre ses pattes et avait la tronche typique du chat terrifié qui ne cherche même pas à s'enfuir ou à s'expliquer. Merde. Les gens étaient-ils au courant que ce genre d'attaque était bas ? Illégal ? Injuste ? Absolument hors jeu !

Un profond soupire m'échappa, résonnant gravement dans ma gorge et je me concentrais brièvement pour changer de forme. Pour ce coup-ci, le Lion ne chercha même pas à prendre le contrôle et je pus me métamorphoser sans problème ni avoir besoin de lutter contre lui. Je m'époussetais distraitement, quittant le chat pétrifié du regard un bref instant, le temps de reprendre mes moyens et de ne pas me jeter sur lui pour le serrer dans mes bras en gueulant un « Qu'il est mignooooon ! » complètement gaga. Comme de bien entendu je ne portais que le strict minimum. Un boxer blanc sous un jean stone à coupe large, dévoilant quelques centimètres du haut de mon sous-vêtement. Si je portais trop de vêtement, le changement était pénible et plus difficile, les vêtements appartenant à ma vie d'humain, lorsque je veux passer à la forme du Lion, ils sont de trop et ne conviennent pas. Une fois sur deux je les déchire... cette fois-ci j'avais l'heureuse surprise de ne pas terminer à poil devant mon futur interlocuteur actuellement terrorisé... ou presque. De la poussière reposait dans mes cheveux, sur mes bras et le bas de mon pantalon. J'étais pieds nus : les baskets c'est encore plus chiants pour changer et je vous assure que lorsqu'elles doivent se déchirer, avoir les pattes compressées dans un truc pareil c'est loin d'être agréable. Les pompes c'est surfait de toute façon. Je m'approchais de la croupe de Chronos et attrapais le chat par la peau du cou, le portant à ma hauteur avant de déclarer d'une voix calme où perçait l'amusement :

- Je n'ai pas l'intention de te bouffer. J'imagine que c'était mieux que tu te réfugies là qu'ailleurs avec un truc pareil collé au cul, mais la prochaine fois fais gaffe et évite de trouer les fesses de mon cheval.

J'avais presque envie de le serrer contre moi. J'y peux rien, j'ai toujours eut un faible pour les animaux quand j'étais humain, tendance à donner un coup de main même aux bâtards qui traînaient dans les rues et qui avaient plutôt tendance à me bouffer les fesses plutôt que me remercier lorsque je leur donnais un truc à becter. Une fois sur deux je me retournais pour leur rendre la politesse à grands coups de pied, le reste du temps je laissais pisser. Là j'hésitais entre le reposer et le garder comme ça, à bout de bras. Je n'avais pas envie qu'il se tire en prenant ses pattes à son cou.

- Si je te repose... tu restes ? Ça doit pas être hyper confortable comme ça.

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Lun 21 Nov - 22:32

Je le regardai faire, essayant de contenir ma panique, mais ce n’était pas évident, loin de là. Je le vis aiguiser ses griffes monstrueuses, les miennes n’étaient rien à coté, mais alors rien du tout. Il n’aurait surement pas pur s’en servir pour se curer les dents après m’avoir mangé… quoi qu’il n’aurait pas du tout eut besoin de le faire, il m’aurait avalé dans coups sans même avoir besoin de mâcher. Je continuais de le regarder avec des yeux apeuré et suppliant. Je ne voulais pas finir dans son estomac et tout n’était pas entièrement de la comédie, car la peur était bien là. Je ne pouvais pas stopper le tremblement de mes membres, je me demandais comment faisait l’étalon pour rester calme. Il devait avoir tout simplement l’habitude. C’était donc ça, j’aurais bien rit si la situation me le permettait, un lion chevauchant un cheval. C’était un peu ridicule, mais bon, si l’homme venait de l’autre monde tout comme lui, il avait peut-être déjà développé sa passion là-bas. Faisant de l’équitation, allant dans un manège ou en pleine nature pour passer du bon temps en campagne. Il devait être un de ces malades, dingue de son "Dada", a le considérer beaucoup plus que les êtres humain qui l’entourait et qu’ils le côtoyaient.

Je le vis soudain changer de forme et le vit réapparaitre habillé… il n’arrivait pas à faire ce genre de chose, ses habits tombant toujours au sol. C’était surement à cause de sa petite taille. Il était impressionné par le Lion et se demanda s’il faisait partie des alphas, il y avait de grande chance. Et est-ce que ce serait justement ce Métamorphe dont il avait entendu parler ? L’alpha des alphas ? Son Totem était un Lion, le Roi des animaux, c’était possible. Mais j’espérais tout sauf ça, car s’il était vraiment ce à quoi je pensais, j’étais mal barré. Je sentis soudain ses doigts se refermer sur ma nuque et je me fis soulever. Je ne voulais pas le défier et je repliai donc mes pattes contre mon corps, ramenant ma queue contre mon ventre. Mes oreilles étaient toujours plaquées à mon crâne en n’en bougeraient pas pour le moment. Je l’entendis parler, me disant qu’il n’allait pas me bouffer, mais je n’en étais pas si sur. Mais bon au moins j’avais la confirmation, c’était bien son cheval. Je regardais la croupe de l’animal et vit de légères gouttes de sang briller légèrement. Je devrai nettoyer mes griffes, mais pas le temps là.

- Si je te repose... tu restes ? Ça doit pas être hyper confortable comme ça.

Je tournai la tête vers lui plongeant mon regard vert transparent dans le sien et hocha ma tête de chat. Je voulais même me retransformer pour pouvoir parler avec lui. Je voulais m’expliquer et m’excuser pour ne pas me faire tuer. J’espérai qu’il ne change pas d’idée sur le fait de me manger ou non. Car sous ma forme de chat j’étais mimi, mais sous ma forme humaine je ne m’aimais pas. Je restai recroquevillé dans cette position inconfortable, à moitié étranglé par ma sacoche, ne le quittant pas des yeux. Et fuir ? Comme si je pouvais, il n’essaierait surement pas de me courir après, mais si c’était le cas, en deux enjambée il m’aurait rattrapé.

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Mar 6 Déc - 11:44

La mignonne et fragile petite chose que je tenais entre les doigts de ma main droite ne protestait même pas contre le traitement que je lui imposais. Personnellement, si mon frère avait eut l'idée saugrenue de faire une chose pareille, je lui aurais taillé un short dans les règles de l'art sans même épargner sa peau écailleuse. Que quiconque s'y essaie et je me ferais un plaisir sanglant de lui apprendre les bonnes manières. Mais ce chat était petit et peu impressionnant sous sa forme animale, j'imaginais donc assez facilement qu'il devait passer plus de temps à fuir qu'à affronter les problèmes. Je le plaignais presque. Presque... parce qu'en vingt-cinq ans d'existence en OtherSide, je savais que les petits métamorphes étaient aussi les pires. Un ours, un loup, un tigre... on se battait avec la force de nos corps, avec nos ressources physiques et rarement avec notre tête. Mais vous avez déjà essayé d'attraper un rat ? Un chat ou même une belette ? Ces saloperies vous glissent entre les pattes et vous infligent mille blessures avant que vous ne parveniez à mettre la main dessus pourvu qu'ils ne vous aient pas tué ou éborgné avant. C'est vicieux et dangereux. Alors lorsque la petite bouille hocha doucement la tête en signe d'assentiment, je le reposais doucement au sol en prenant garde de tenir ma tête hors de sa portée. La position de mon corps n'apparaissait pas étrange ni même spécialement faite pour me protéger en cas d'attaque, je paraissais cependant raide et sur mes gardes. Ce n'est pas parce que votre adversaire est un moustique qu'il faut se montrer imprudent... après tout le moustique est le plus grand responsable de morts au monde. Sur Terre en tout cas.

Je me redressais doucement et tentais de réprimer mon besoin pressant de partir en chasse. Ma proie s'était échappée en me balançant une ruade digne d'un coup de massue. J'avais d'ailleurs le bras légèrement engourdit et je devinais sans trop de peine qu'un bleu n'en serait pas la seule conséquence. Une contusion en résulterait sans doute, heureusement j'avais des écailles en guise de protection et des os solides. Je me frottais distraitement le haut du bras, conscient néanmoins des marques déjà rouges qui marbraient ma peau. Ouais... un putain de bleu bien noir.

- L'idéal quand on est de petite taille c'est de se faire discret... et surtout éviter les chiens. C'est foutrement obstiné comme race. Une véritable horreur quand ils ne vous respectent pas.

Je parlais en connaissance de cause. Il m'avait fallut du temps avant de réussir à obtenir leur respect et à me faire obéir correctement. Désormais ils m'étaient loyaux et fidèles pour la plupart même si quelques irréductibles persistaient. Je portais mon pouce et mon index à la base de mon nez et tentais de rester concentrer. Maintenant que j'y avais fais attention, le coup me paraissait plus douloureux qu'il ne l'était quelques minutes plus tôt. L'adrénaline et l'irritation passée, la douleur avait tout loisir de se manifester... autant dire que j'étais en train de douiller sévèrement. J'inspirais tranquillement et rouvris les yeux, laissant tomber mon bras le long de mon flanc pour reprendre :

- Pourquoi ce clébard avait une dent contre toi au juste ?

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Mar 6 Déc - 19:42

A peine mes pattes avaient touché le sol que je fila me planquer derrière le cheval tout en l'écoutant. Et oui je n'étais pas comme lui, je n'arrivait pas a faire disparaitre mes habits quand je me transformait, ils tombaient toujours au sol. C'était un sacré inconvénient, je dois l'avouer. Mais bon, j'essayais de préserver au mieux mon intimité, mais bon là on était deux hommes et l'on connaissait l'anatomie masculine... Mais même avec ça je ne pouvais pas me transformer devant n’importe qui ou quoi. Je me cacha un instant derrière le sabot du cheval l'observant pour être sur de pouvoir redevenir humain en toute tranquillité. Je l'écouta aussi, je savais que je devais être prudent, mais je ne pouvais pas m'empêcher de faire chier le monde. C'est une de mes passions. Mais bon je dois bien avouer que je suis bien d'accord avec lui sur les chiens, il n'y a pas pire race, mise à par les démons et les gargouilles évidement. Sans oublier les vampires.

J'inspirai un bon coup et commença à me transformer. Je me concentra pour faire disparaitre mes courbes félines que je connaissais comme ma poche à présent. Mes coussinets commençaient à s'allonger pour laisser place à des doigts griffus, je ne voulais pas me séparer de cette "arme". Mes jambes s'allongèrent en douceur et ma fourrure disparut, excepté sur ma nuque et le haut de mon dos, effectivement, un fin chemin de poile le parcourait, me donnant un air sauvage. Je laissai mes atouts de chat bien visible, dont mes canines et mes griffes, voulant montrer au Lion que s'il désirait me faire le moindre mal je me défendrait bec et ongle pour ma survie. Je bougeai gentiment ma queue tout en sortant de ma sacoche mon boxer de réserve, j'avais pris l'habitude d'en mettre un pour ce genre de situation. J'étais entièrement caché par l'étalon qui était tout aussi grand que moi. Seules mes oreilles dépassaient, ce Lion devait avoir un drôle de spectacle: une paire d'oreille dépassant de sa monture. Une de mes oreilles me chatouillait, je la bougeait comme si j'avais un tic. Puis une fois "vêtu" je sortis de derrière le cheval et regarda l'homme en levant la tête légèrement. Je fis une moue légèrement contrariée qui en agaçait plus d'un. Je soupirai et me frottai les cheveux les mettant en bataille et répondis à sa première phrases:

- Je sais qu'il faut éviter les toutous à sa maman... Mais là j'ai pas vraiment eu le choix ou je l'aurais fait.

Je me tourna ensuite vers le cheval un peu mal à l'aise face à lui. Mais bon je lui devais beaucoup, ce cheval m'avaisprotéger, contre sa volonté d'accord, mais ce n'était pas rien. Je tapota son encolure quand il hennit, je me recula vivement en le voyant bouger la tête. Je ne connaissais pas trop ces bêtes là et préférais m'en méfier. Puis je dis au cheval, tout en essayant de ne pas montrer qu'il m'avait fait peur à son propriétaire:

- Merci heu... truc pour m'avoir aider contre ce cabot.

Puis je me tourna de nouveau vers le Lion, je n'avais plus vraiment peur, mais je n'étais pas pour autant rassuré. J'allais répondre à sa deuxième question. Mais comment dire à quelqu'un qu'on a détruit un couple par pure plaisirs, tout ça parce qu'il était homo. Je lâcha un soupire, je ne voulais pas me faire sermonner par un inconnu. Je décida donc de prendre la voie la plus simple; le mensonge.

- Oh je ne sais pas, vous savez, les chats... les chiens... on s'entend pas, je pense que ça vient juste de là.


Bon ok, mon excuse était ridicule, mais plausible. Pourvu qu'il y croie!


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Gabriel Crimson

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Mer 7 Déc - 15:33

Je ne le quittais pas du regard lorsqu'il se dirigea vivement derrière l'un des sabots de Chronos, manifestement pour se cacher. Je haussais un sourcil en devinant qu'il avait moins de chance que moi : ses vêtements à lui devaient lui tomber dessus à chaque transformation... pas de bol d’apparaître à poil dans ce genre de situation. Un sourire léger joua sur mes lèvres tandis que je reprenais mon léger nettoyage : retirer la poussière qui maculait mes bras et mon ventre. Mes jambes n'étaient pas épargnées mais je portais un pantalon alors ça ne se voyait pas trop, ce qui était une chance même si je me fichais pas mal d'avoir un peu de terre sur la peau. Cela me rajoutait un petit côté sauvage... tiens, en parlant de ça. Je passais une main dans mes cheveux, constatant que la poussière s'était également logée dans mes cheveux, les teintant d'une légère couche marron claire. Mon sourire s'agrandit comme celui d'un gamin et je me frottais vigoureusement les cheveux, les ébouriffant un peu plus tout en m'amusant du léger nuage qui descendit doucement.

Lorsque je relevais les yeux, une paire d'oreilles dépassait de la croupe de Chronos, s'agitant légèrement sous l'effet, sans doute, d'une légère démangeaison ou alors s'agissait-il d'un tic nerveux. J'aurais été bien incapable de le dire. De toutes façons je songeais un peu trop à l'air con que j'aurais si, moi, je laissais apparaître quelques attributs de ma forme animale... les écailles rendraient classe et j'aurais l'air un peu plus impressionnant mais à part ça... Je plissais le nez d'un air perplexe et réfléchis. Non, vraiment, en dehors des écailles je ne voyais rien qui me rendrait plus "mignon" ou quoique ce soit d'approchant. Tandis que le gars qui s'approcha de moi seulement vêtu d'un boxer... le grand retour de mon sourcil se haussant. Seulement rien à voir avec de la perplexité ou quoique ce soit, il s'agissait surtout d'une expression suggestive qui ne laissait aucun doute sur mes pensées... et histoire de ne laisser aucun doute, je gardais quelques secondes mes yeux fixés sur le bout de vêtement qui dissimulait son intimité. Mon sourire s'agrandit et je relevais les yeux, ayant l'air de m'amuser comme un petit fou. Il avait gardé sa queue, ses oreilles et ses ongles et dents étaient plus félins qu'humains... il souhaitant sans doute me faire remarquer que si je tentais quoique ce soit, il était prêt à me recevoir. Il ignorait sans doute qu'un mot de moi suffirait à le rendre docile et ronronnant si l'envie me prenait... mais ce n'était jamais marrant de contraindre les autres et j'appréciais son courage à sa juste valeur... même si l'on pouvait juger son geste suicidaire. Un ricanement bas m'échappa lorsqu'il eut un mouvement de recule quand Chronos remua la tête et hennit à son geste. S'il montrait sa peur, même à un cheval, il était foutu.

Ses dernières paroles me tirèrent un sourire vaguement méprisant et mon sourcil se haussa de nouveau, hautain ce coup-ci. Oui, j'étais excessivement expressif et j'en jouais fréquemment, surtout pour bien faire comprendre aux gens que j'étais sérieux lorsque je l'étais :

- Permets-moi d'émettre un doute sur le sujet. En toute franchise, même pour une querelle entre race vieille comme le monde, je doute qu'il aurait eut les couilles de grogner sur une créature de mon gabarit. Alors soit tu me prends pour un abruti et dans ce cas j'en déduis que tu es stupide en plus d'être suicidaire, soit... tu as les boules de balancer la raison de sa colère.

Je lui souris de toutes mes dents, de ce sourire un peu débile qui en faisait enrager plus d'un et, qui plus est, me permettait de ne pas être prit au sérieux par mes pairs. Jusqu'à ce que je leur colle la branlée du siècle.

- Dans le dernier cas, ce sont tes affaires. Si tu n'avais pas envie de répondre, il suffisait de le dire. Je t'ai dis que je n'avais pas l'intention de te manger, je ne mentais pas. Les petites bestioles ont des os qui ont tendance à rester coincés entre mes crocs et je t'assure que c'est plutôt chiant à déloger. Alors zen.

J'adoucis légèrement mon sourire, le laissant paraître un peu plus rassurant, peut-être un peu plus chaleureux aussi. J'avais à faire avec un courageux et à un emmerdeur à en juger par la moue contrariée qu'il m'avait adressée un peu plus tôt, sûrement dans le but de manifester son irritation ou pour me provoquer. J'imagine que lorsqu'on a un petit gabarit on ressent le besoin de se montrer plus belliqueux qu'on ne l'est réellement histoire de dissuader les autres, c'était une autre situation que la tranquille assurance des gros gabarits, toujours sûrs de leur victoire même lorsque c'est infondé.

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Zash Mireto

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Jeu 8 Déc - 10:23

Je glissa rapidement mes mains devant mes parties génitales en le voyant baisser les yeux dessus. Je ne connaissais pas son pouvoir, il était peut-être similaire au mien et je ne savais pas s'il pouvait en avoir deux similaire dans le monde d'OtherSide. Mais je n'allais pas le laisser tout voir avant de connaitre la réponse. Je fus également assez vexé de l'entendre rire quand je m'éloigna du cheval. Par précaution je fis encore un pas plus loin, essayant d'être discret. Je ne voulais pas me ramasser un coup de sabot comme le pauvre cabot de tout à l'heure. Ses expression changeantes et tellement présentes me mettaient un peu mal à l'aise. Je me contenta de me renfrogner un peu en faisant une moue. Lâchant un "bla bla bla bla" quand il eu finit sa première phrase. Mais sa deuxième phrase était la plus vexante. Moi? Peur de dire pourquoi ce cabot m'en voulait? Jamais de la vie. Et puis je ne voyais pas en quoi ça le concernait. Mais là il m'avait vraiment énervé à me provoquer ainsi. Enfin c'est ainsi que je le prenais et je n'allais pas me laisser faire.

- Puisque tu veux tout savoir monsieur le Lion monstrueux! Il s'appelle Axel, il a voulu déclarer sa flamme à quelqu'un. Je devais livrer sa lettre, mais je ne l'ai pas fait, je l'ai déchirée en tout petit morceau. Tu veux aussi savoir pourquoi je pense. Tout simplement parce que l'élue de son cœur s'appelait Arthur! Une relation entre homme! Je ne pouvais rien faire de mieux pour les aider. C'est un péché... j'ai pu aidé Axel... mais ce Arthur sort avec un autre homme. Donc ce Cabot de malheur est énervé après moi, car il n'a pas pu déclarer sa flamme à temps et que maintenant il n'a plus les couilles de se dévoiler. Je lui ai dis de se trouver une fille, mais il ne m'a pas écouter. Alors s'il a de la rancœur contre moi, elle est mal placée!


Je pensais ce que je disais, du moins je le crois. Je ne savais pas toujours ce qui était réellement bien. Et dans l'autre monde on ne m'avait pas vraiment aider. Les valeurs que l'on m'avaient offertes, que mes parents m'avaient donnés, je ne les aimaient pas vraiment. Mais je n'avais aucune base, à part celle de Dieu. J'en avais entendu parler toute ma jeunesse et j'allais dédier ma vie à lui. Tout ça pour plaire à mes parents, pour que ma mère me dise un "je t'aime", que mon père me dise un "je suis fier de toi mon fils". Mais jamais, jamais je ne l'avais entendu. Mais qu'est-ce que j'avais fait de mal. Pourquoi est-ce que tout ce que je faisais n'était pas apprécié? Alors que mon frère ainé pouvait faire tout et n'importe quoi qu'il était le meilleur, le plus impressionnant, le plus aimé. J'étais jaloux de lui, je le haïssais de tout mon être.

Je fixa le Lion serrant les poings, énervé. Ses remarques m'avaient vexée, et je n'allais pas rester muet face à lui. Surtout qu'on était homme à homme et qu'il ne désirait pas me manger. Donc je ne craignais plus rien. Et s'il se transforme je ferrais de même et me faufilerait dans un trou pour être en sécurité. Je m'avança d'un pas vers lui pour lui dire tout ce qui m'agaçait chez lui:

- Les petites bestioles... c'est mieux d'en être une qu'un gros monstre pas beau et effrayant! Et je ne suis pas petit. Et arrête avec tes aires qui change d'un instant à l'autre. Et puis tu n'as pas à me prendre de haut comme tu le fais. Et puis j'aurais pu me débrouiller face à ce Cabot! J'avais pas besoin de ton aide.


Je savais parfaitement que je n'aurais pas pu me débrouiller dans cette situation là. Si j'avais pu grimper dans un arbre ou me planquer dans un lieu inaccessible pour Axel j'aurais pu me débrouiller. Mais ça m'énervait que les gens pensent que je sois incapable de me défendre. Et même si c'était le cas, je ne l'avouerais pas! Jamais!

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Jeu 8 Déc - 11:18

Je crois que je l'ai vexé. Oups. Je retins un ricanement bas qui s'interrompit soudain lorsqu'il prit la parole avec une certaine irritation, manifestement décidé à me rabattre mon caquet. Je suis un salopard. Je suis aussi un monstre, un menteur et un manipulateur lorsque l'occasion se présente et que c'est nécessaire. J'estime que je n'ai à juger des actes de personne et sûrement pas le droit de dire ce qui est mal ou bien. Tuer une biche lorsque l'on est affamé est-il mal ? Même s'il on prive un faon de sa mère, le jetant ainsi droit dans les crocs du premier prédateur venu ? C'est la loi de la jungle, chacun pour sa pomme et tant pis pour celui qui claque. Fondamentalement, je ne suis pas méchant, j'aime les gens et j'adore leur rendre service... mais j'étais aussi un emmerdeur finit qui adore foutre son nez là où il ne doit pas et aime encore plus foutre les gens en rogne. Depuis mon arrivée en OtherSide c'était pire ou pas loin, et à mon caractère de merde on pouvait rajouter une sensibilité malvenue. Un moindre petit pet de travers pouvait suffire à me faire sortir de mes gonds et j'avoue que ce qu'il venait de m'exposer venait très certainement de me foutre en colère. J'étais un salopard, ouais, mais je n'étais pas un putain d'entremetteur foireux qui juge les gens et s'immisce dans leur vie surtout alors qu'on lui confie une lettre de la plus haute importance. Ça ne le regardait pas, bordel de merde ! Et mon propre vécu familial était une excellente explication à ma colère soudaine.

Mon visage expressif se ferma soudain, je pouvais presque imaginer le sourire qui disparaît lentement au profit d'une bouche inexpressive quoiqu'avec une inclinaison légère dénotant d'une certaine colère, mes sourcils se détendant jusqu'à ne plus exprimer quoique ce soit... et le Lion débordant dans mes yeux, éclairant le marron en une couleur plus pâle mais surtout plus perçante, plus dérangeante. Lorsqu'il eut finit, j'attendis une seconde avant de répliquer, tâchant de garder le contrôle de moi-même alors même que j'avais le Lion qui profitait de ma soudaine colère pour me coller des envies de meurtres à ne plus savoir quoi en faire. Alors que je voulais parler d'une voix neutre et plate, je m'exprimais dans une voix rocailleuse et grondante où les R étaient roulés, presque mâchés tant on devinait la présence du félin derrière chacun de mes mots. Je devais me faire violence pour ne pas péter un plomb et changer ici et maintenant. Si jamais je perdais le contrôle et mutais, je ne garantissais pas la survie du chat et encore moins mon intégrité mentale après ce qu'il allait commettre.

- Ce n'étaient pas tes affaires. Si j'ai bien compris tu es facteur... une preuve de plus comme quoi cette engeance merdique ne peut pas s'empêcher de foutre son pif là où elle ne le doit pas. Si j'étais à sa place, je t'aurais tué sur le champ sans même attendre une seconde rencontre.

Je serrais soudain les lèvres, trop conscient des crocs qui me démangeaient ce qui présageait un changement de ma mâchoire. Je devais garder le contrôle, putain ! Un tremblement léger secoua mes épaules et je renversais lentement la tête en arrière en fermant les yeux, gardant mon intention complètement fixé sur l'énergumène fouineur qui me faisait face et qui semblait si déterminé à claquer aujourd'hui. J'inspirais à fond et laissais une paix légère descendre sur moi, tâchant de détendre chacun de mes muscles. Je dus me battre contre moi-même et contre les pulsions de mon Totem. Cela ne prit quelques secondes mais lorsque je rouvris les yeux, les baissant sur mon vis à vis, ils s'étaient assombris en une teinte plus proche de mes yeux humains mais on devinait encore le lion dans une certaine pâleur révélatrice.

- Manger n'est pas tuer. C'est à cause de gens dans ton genre que mon frère est parti, c'est à cause de gens de ton espèce que j'ai été méprisé, détesté, honnis et renié. Ce qui ne te regarde pas, ne te regarde pas. De quel droit te mêles-tu de ce qui n'est pas ta vie ? L'amour entre hommes est-il un réel soucis ? Quand tu aimes quelqu'un, l'aimes-tu pour ce qu'il est ou pour l'enveloppe charnelle dans laquelle il repose ? Aimes-tu un corps ou une âme ?

Un grondement sourd m'échappa et je fourrais mes mains dans mes poches, les posant à plat contre mes cuisses au travers du tissu. Mes parents s'étaient mêlés d'une chose qui ne les regardaient pas. Résultat ? Raphaël avait disparu de mon existence durant des années et j'avais retrouvé un homme étrange qui ne gardait que peu de ressemblances avec celui que j'avais connu étant enfant. Je me fichais de son sang, de sa gueule, de son sexe, j'aimais qui il était et ce qu'il était, ce qu'il faisait, ses choix et ses décisions. Mes parents avaient jetés tout ça aux roses en prétextant l'anormalité et l'inceste, mais on s'en fiche ! Aucune chance que nous ayons des enfants alors en quoi cela les regardait ? En quoi la personne que j'aimais était un prétexte pour foutre nos vies en l'air, chuchoter dans mon dos que j'étais un désaxé pédophile en gardant mes demi-frères et demi-sœurs loin de moi. Je suis un monstre mais je vous emmerde.
Mes premiers mots étaient un avertissement. Manger n'est pas tuer. Tuer n'est pas manger. Je pouvais très bien le tuer sans le manger, et fuite ou non, il me suffirait d'un mot pour le tenir en mon pouvoir. Et si j'étais déterminé à mettre fin à ses jours, je ne me gênerais pas pour réduire son libre arbitre à néant. J'étais un monstre et je fais avec.

- Que comptes-tu faire maintenant ? Sortir tes petites griffes et me cracher au nez ? Je te réduirais en charpie avant même que l'idée n'atteigne ton cerveau.

Je le contournais en le quittant du regard, le dos et la tête droits, me dirigeant vers Chronos dont j'attrapais la bride et caressais le front, profitant de sa présence pour me calmer. Le cheval avança d'un pas, remuant légèrement de la tête de haut en bas, percevant sans doute mon agitation et tentant de m'apaiser en se montrant plus présent, plus câlin à sa façon, en quémandant d'autres caresses. Je chuchotais tout bas, parfaitement conscient que mon interlocuteur l'entendrait :

- C'était méchant.

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Ven 9 Déc - 23:29

Il mit une petite seconde à réagir, et pendant tout le temps que je parlais je voyais son expression changer. Je n'étais pas des plus rassuré à présent, mais j'avais fais ce qui me semblait juste, ce que l'on m'avait appris. Pour le moment j’espérai juste qu'il tiendrait vraiment promesse et ne me boufferait pas. Même s'il disait que les petits os le gênait, il pouvait quand même me tuer, ou du moins me faire très mal. Je l'écouta, sa première phrase m'énerva encore plus. Engeance merdique? Peut-être dans notre monde, mais j'étais l'un des seuls facteurs à OtherSide, qui voudrait faire ce boulot merdique? Traverser tout le pays pour livrer le courrier? Il n'y en avait pas beaucoup. D'accord, ma motivation principale n'était pas de rendre service, mais de fouiner dans la vie des gens. Mais faire mon boulot m'importait quand même. Là j'avais juste aider un cabot, je n'aurais pas du le faire si c'était pour être remercié ainsi. Et me tuer... il n'avait qu'à le faire alors. Et puis pourquoi il s'énervait, ça le concernait tout autant que moi cette histoire. Il me fait la morale alors qu'il fait exactement la même chose, il n'est pas gêné. Il bascula soudain la tête en arrière, qu'est-ce qu'il lui arrivait? Il essayait de mieux irrigué son cerveau? Enfin si cerveau il y avait. Ce que je commençais à douter. Enfin c'était peut-être un peu méchant de penser ça, mais je le pensais. Si seulement il avait été plus petit et moins impressionnant, je n'aurais pas autant retenu ma langue. Mais il avait l'air du même genre que moi, franc, tellement franc qu'il n'avait aucun tact pour faire des remarques aux autres. Ça ne me gênait pas quand c'était moi qui le faisait, mais là je n'appréciait pas qu'il me dise mes quatre vérités, surtout que je n'était pas en accord avec ce qu'il me disait. Donc ses remarques il peut se les mettre où je pense. Mais je me retenais de le dire pour le moment, je le laissais finir.

Il redressa la tête, ses yeux avaient l'air plus humain, mais une lueur animal était bien présente. Surement son Totem, enfin c'est ce que j'imaginais, je ne pouvais pas vraiment le dire. J'étais tellement en osmose avec le mien que ma personnalité était restée intacte. J'étais le Chat d'Iriomote, le Chat d'Iriomote était moi. Je ne me sentait uni, libre et en une seule pièce. Mon âme et mon esprit étaient en accord parfaite, au contraire de mes envies et de ma conscience. Il parlait de son frère à présent. Il n'allait quand même pas me mettre le départ d'un homme que je connais pas sur le dos? Tant mieux si son frère est partit, j'aurais donner tout et n'importe quoi pour le mien se casse. J'avais l'impression qu'il se plaignait, mais au moins je comprenais d'où venait sa colère. Mais il ne fallait pas comparer, entre frère ce n'est pas pareil que deux amants au masculin. À moins que... enfin le fin de sa phrase me perturba un peu, il devait être homo, ou du moins bisexuelle. Je n'aimais pas le ton animal qu'il utilisait ça me mettait mal à l'aise. Je l'entendis gronde et mes oreilles tiquèrent. Il essayait de jouer au dur ou quoi?

Il me menaçait même, me réduire en charpie? Qu'il essaie. J'entrouvris les lèvres commençant à souffler doucement dans sa direction, mes cheveux se hérissant. Je ne l'aimais vraiment pas. Il me contourna et alla vers son canasson. Je serra les poings et pivota vers lui avant de prendre une inspiration et de lui envoyer tout ce que je pensais, tout ce que j'avais sur le cœur, ma queue allant de droite de gauche, prouvant mon énervement. .


- Pour ton frère je m'en fiche, tu n'imagines pas tout ce que j'aurais donné pour le mien ne soit jamais né. Tu as surement eu de la chance d'en avoir un qui te respecte et qui ne soit pas monsieur parfais. Et puis Axel je l'ai aidé. Tu te rends compte s'il était sortit avec un autre homme? Tu dis que l'enveloppe charnelle n'est pas importante, mais si ça l'est! C'est un pécher de sortir avec une personne du même sexe que nous. Je parie que tu ne sais pas d'où ça vient! Heureusement que mes parents m'ont... m'ont remis sur le droit chemin! C'est Satan qui s'empare de toi, qui te pousse à faire des choses mal, comme ça. On n'a pas réussit à me soigner, malgré les psy, les exorcismes... J'ai même du quitter mon chez moi à cause de ça! Alors si l'homosexualité ce n'est pas un mal, dit moi ce que c'est! Ça m'a éloigné de ma famille! Enlevé mes parents. Même s'il ne m'aimaient pas, qu'ils ne voulaient pas de moi, ça me les a retirés. Alors si ce n'est pas mal...

J'inspirai à fond avant de gueuler, les oreilles rabattue vers l'arrière d'un air menaçant, mélangé à des yeux remplis d'incompréhensibilité :

- DIT MOI CE QUE C'EST!

Qu'il juge ou non mes paroles je m'en fichait, c'était dit. C'était ce que je ressentais. J'en parlais peu, mais là la situation m'avais délier la langue. Contre ma volonté je l'avoue. Je baissa la tête, tremblant à cause de l'énervement. Je n'avais pas l'habitude de le faire avec un si gros gabarit, ou du moins je ne le faisais pas en face. Et puis je ne disais jamais ce que je pensais vraiment face à l'homosexualité, l'étant... peut-être. Enfin non je ne pouvais pas l'être et si je l'étais, c'était mal. Ce n'était pas un droit de l'être. Mon père me l'avait bien fait comprendre. Ma mère avait passé des soirées à pleurer à cause de moi. Malgré leur haine contre moi, j'avais tout accepté pour changer. Pour guérir de cette maladie qu'ils jugeaient affreuse, honteuse. Si bien, que j'ai finis par avoir honte de moi même. De me haïr de me détester. Aucun médecin n'avait pu me soigner. Les hommes m'attiraient toujours. Et les filles ne m’excitaient pas autant qu'elles le devraient. Même si leur compagnie ne me déplaisait pas et que je me disais hétéro, je n'étais pas convaincu. C'est pour ça que je me considérais comme bisexuelle. Ainsi j'étais à moitié guérit. Est-ce qu'ainsi mes parents m'aimeraient à moitié? Surement pas. Je releva la tête en riant à ma réflexion, mes parents, m'aimer? Jamais de la vie. Ah que j'étais idiot. Je me retourna, lui tournant le dos, un goût amer dans la bouche, j'étais écœuré sans savoir pourquoi. La bile me montait dans la gorge et j'avalais difficilement me raclant la gorge. Puis je dis d'une voix étranglée:

- Oublie ce que j'ai dis. Je l'ai aidé c'est ce qui compte. Il me remerciera plus tard... Et pour ton frère... je ne suis pas le fautif. Alors si tu veux un coupable, trouve les bons. Je n'ai pas tout comprit mais s'ils l'ont fait c'est qu'ils le jugeaient nécessaire. Je ne peux pas dire que j'approuve. Mais les valeurs que l'on m'a inculqué sont profondément encrée. Mais, ça ne doit pas être le genre de chose que tu comprends. Suis ce que tu penses juste et laisse moi suivre ce que je juge juste. J'ai été élevé de façon Chrétienne, ça doit te dire quelque chose ça. C'est dur d'oublier ce genre d'éducation. Alors si tu n'aimes pas ma manière de penser, va en parler à mes géniteurs.

Je parlai de mes parents de manière haineuse, avec une touche de pitié sans le vouloir. J'avais beaucoup de rancune pour eux. Même si j'espérais leur manquer. Espoir utopique... ça c'était sur et certain. Mais bon on ne pouvait pas tout avoir. Je respira un grand coups essayant de me calmer. J'avais l'impression que mon cœur allait explosé tellement il battait vite. Ma queue de chat ne bougeait plus elle était immobile et ramenée contre mes jambes, mes oreilles, elles étaient plaquées contre mon crâne mais coté cette fois-ci, me donnant un léger air triste que je détestais. Mais je ne contrôlais pas toujours mes réflexe félin quand l'émotion était trop forte.

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Sam 10 Déc - 18:13

Réfugié près de Chronos je tentais de me calmer en le caressant doucement, me concentrant sur la sensation douce du velours de son nez, la robe délicate qui couvrait son front et ses joues, concentré sur le regard intelligent qui ne me quittait pas comme s'il me surveillait, guettant mes réactions pour pouvoir réagir. Au cas où je pétais les plombs. Il savait que dans ce cas, il avait tout intérêt à fuir et à retourner à l'élevage, au moins. En cas de perte de contrôle, je cessait simplement d'être humain. Et lorsque mon vis à vis prit la parole, crachant le venin qui devait sûrement lui peser sur le cœur depuis longtemps je me cramponnais au regard calme et patient de ma monture pour conserver un minimum de contrôle. Un tremblement léger, imperceptible, secouait mes épaules et le reste de mon corps... j'entendis tout ce qu'il dit. Compris chacun de ses mots, compatis lorsqu'il aborda le sujet des exorcismes et de toutes les épreuves que ses propres parents lui ont fait subir. Je fermais les yeux, songeant combien l'amour parental, ou peu importe le nom que l'on donnait à cette horreur, pouvait détruire la personne qu'il souhaitait protéger. Comment pouvait-on seulement faire subir un truc pareil à son propre gosse ? Enfin, j'avais plus de chance que lui, au fond. Lui, il ne s'acceptait pas. Lui, croyait que c'était mal. Lui... n'avait pas encore accepté ce qu'il était. Moi, je me fichais pas mal de qui j'aimais, des qu'en dira-t-on, des normes de notre société et, plus encore, de ce que pouvait bien baver un vieux livre poussiéreux ayant causé bien des morts et des guerres. Je me fichais qu'il soit "mal" d'aimer son frère comme on aime son amant, tant qu'il était là je me fichais bien de ce que les gens pouvaient penser, de ce qui était bien ou mal, ne restait que son regard posé sur moi. Ce qu'il trouvait bien l'était pour moi aussi, sa désapprobation était la preuve que ce que je faisais était mal et cela suffisait à ce que je ne recommence pas. Dans la limite du raisonnable évidemment. Il était ma bible, ma raison de vivre et le seul chemin que je souhaitais arpenter.

Je commençais tout juste à me calmer, mes tremblements venaient de s'apaiser, lorsqu'il se mit soudain à hurler, poursuivant la phrase qu'il avait interrompu pour reprendre son souffle. Cela fut suffisant pour faire voler en éclat le peu de contrôle que j'avais réussi à conserver et à grappiller. Un tremblement brutal me secoua des pieds à la tête et je refermais vivement mes doigts sur la bride de Chronos, ignorant le hennissement paniqué qu'il laissa échapper. Ma respiration s'emballa en même temps que mon rythme cardiaque et je fus bientôt haletant, de longs frissons courant le long de ma colonne vertébrale et hérissant les poils de ma nuque, faisant naître une chair de poule évidente dans mon dos. Ma mâchoire me démangea soudain, les crocs percèrent ma lèvre inférieure, laissant couler le sang. L'autre, imperturbable ou n'ayant manifestement pas remarqué le problème continuait de parler, me tournant le dos. Inconscient qu'il offrait sa nuque à un prédateur sans pitié. Je tremblais comme un homme gelé de toutes parts, comme un vieil homme atteint de Parkinson. La bride en métal cliquetait dans ma poigne mais je ne lâchais pas prise, même lorsque Chronos tenta de m'échapper en esquissant un mouvement destiné à se cabrer. S'il s'enfuyait devant moi, je serais incapable de me retenir. Je serrais les dents, sentant avec une acuité douloureuse le sang ruisseler sur mon menton au moment même ou mes doigts s'épaissirent dangereusement, les ongles se changeant en griffes acérées, une fourrure s'étirant lentement sur ma peau jusqu'à couvrir mon avant bras aux muscles épais et noueux. Un nouveau spasme me secoua et je réprimais un grondement sourd. Le lion rugissait, furieux, déchaîné, sûr de lui et déterminé à profiter de cette brèche pour l'emporter. Je n'avais qu'une faible marge de manœuvre mais je parvins à gagner du terrain en songeant que ce gosse était perturbé, que je ne devais pas le tuer. Qu'il était un des miens, que je lui devais protection et soutiens, qu'il était... sous ma responsabilité. Qu'il ne méritait pas la mort. Ce fut difficile, mais la fourrure se retira lentement, à regret, difficilement, reprenant parfois un peu de terrain avant de reculer de nouveau. Jusqu'à ce que je puisse inspirer librement sans avoir l'impression qu'un poids innommable me compressait la poitrine.

Alors, lorsque je relâchais doucement Chronos, celui-ci renâcla légèrement et recula de quelques pas, se tenant à bonne distance, méfiant. Je repris une profonde inspiration avant de m'approcher doucement du garçon en boxer. J'étais calme bien qu'une légère pellicule de sueur couvrait mon dos et que mes cheveux collaient à mon front pour cette raison. J'étais fatigué et la bataille avait été difficile mais heureusement de courte durée. Je passais doucement à côté du "garçon" jusqu'à pouvoir poser un doigt sur sa poitrine, au niveau du cœur :

- L'homosexualité c'est l'amour au masculin, rien de moins. La Bible dit « L'amour ne fait point de mal au prochain: l'amour est donc l'accomplissement de la loi. ». Les parents, la Bible, la religion, tous pensent faire le bien et finissent par causer mort, souffrance et solitude. Ici, la seule bible qu'il te faille suivre, c'est celle que te dicte ton cœur ou tes tripes. Tes parents ne sont plus là, la Bible n'existe pas ici pas plus que la religion. Le seul mal, en OtherSide, c'est celui que les gens se font les uns aux autres. Vis ta vie comme tu le souhaites, et ne te fais pas de mal en songeant que tu n'es pas normal, que tu es... malade ? Damné ?

Il avait l'air pitoyable, comme ça. Ses oreilles repliées d'un air piteux, la queue immobile et les bras le long du corps. Je ne regrettais pas ma propre bataille pour l'épargner, en quelque sorte. Si le Lion avait été un animal normal, le Chat aurait pu s'enfuir en usant de sa rapidité et de son corps frêle et petit mais ce n'était pas le cas. Le Lion aussi savait se servir de mon pouvoir, de notre pouvoir. Et j'étais presque prêt à croire que c'était le sien, en réalité. Je poursuivis d'une voix douce, sans plus d'intonation qu'une légère tendresse.

- J'aime mon frère. Quand je suis avec lui, je suis heureux. N'est-ce pas ça le plus important ? Ton propre bonheur, pas celui des autres ou d'une religion basée sur un bouquin qui a causé plus de souffrance qu'il n'a offert d'espoir.

J'eus, brièvement, la sensation de passer d'une émotion à une autre. Ou peut-être des miennes à celles du Lion...

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Jeu 15 Déc - 0:42

Je le vis fixer son canasson... Est-ce que ça le calmait? Le rassurait? Le faisait se sentir bien ou en sécurité? De toute fa4on je m'en fichais. Et puis en réfléchissant bien un félin aussi énorme que lui ne devait pas avoir besoin de se sentir en sécurité. Il l'était tout le temps et contre n'importe quoi. Bon ça devait être chaud pour lui quand il se battait contre un Dragon, mais je le voyais mal perdre, je ne savais pas pourquoi. Quelque chose d'étrange ressortait de cet homme qui pouvait paraitre si normal si on ne savait pas qu'il se transformait en un Lion énorme que je décrirais, sanguinaire. Je ne le voyais pas à ce moment là, mais j'entendis soudain le cheval faire des mouvements brusque, je me recula vivement, ne voulant pas me ramasser un coups mal placer par l'animal. Je savais que ça pourrait m'être mortel et je ne voulais pas crever sous les sabots d'une bête de somme ridicule. Enfin c'est ainsi que je considérais ce cheval, n'aimant pas trop le contacte de ces animaux, ne les connaissant surement pas assez. Je le vit passer devant moi et jeu un autre mouvement de recule, mais je me sentais un peu bloquer à cause de sa monture qui attendait derrière moi. Je sentis son doigt se poser sur moi et dans un réflexe défensif je lui frappa la bras sans vraiment vouloir lui faire mal ou l'attaquer, c'était uniquement pour me protéger. Je suis en boxer et c'est un homme tout de même. Bien sur que ça ne me gêne pas plus que ça, mais il est gay... amoureux, mais tout le monde n'est pas fidèle. Et même s'il ne me saute pas dessus pour ce genre de chose il pourrait me tuer en sortant une de ses griffes et m'ouvrir la poitrine en un rien de temps. Et puis on demande avant de toucher quelqu'un. L'air désolé que j'avais partit rapidement pour laisser place à une moue mécontente. Puis je l'écouta me servir ses sermons... enfin c'est ainsi que j’appellerais ça. Je me disais qu'il avait tord. Pourquoi mes parents m'auraient fait subir tout ça si ce n'était pas la bonne solution? Si ce n'était pas pour m'aider, pour que j'aie une vie normal? Pour que l'on m'aime, que je sois accepté de la société, que je me retrouve. Que l'on me libère de ce démon qui avait enfermer mon cœur et mon âme dans une prison de pécher. Pourquoi? Pourquoi mes parents m'aurais infligé une chose injuste ? Non ils devaient avoir leur raison, ils ne me détestaient pas vraiment, ils me détestaient certainement? Voulant que je devienne fort et indépendant. Je ne sais pas, je devais être lamentable. Ma queue commença à se mouvoir inconsciemment alors que je réfléchissais à ses paroles.

Est-ce qu'il pourrait me comprendre? Il avait l'air d'avoir vécu un peu près la même chose. Je me disais que, lui qui avait trouvé la personne qu'il aimait, quelle qu'elle soit, avait du souffrir de cette séparation. Mais ses parents avaient pensé faire le bien non? Ils voulaient surement protéger leurs fils. Mais quoi qu'aient fait les parents de l'homme qui se tenait devant moi, n'avait pas été la bonne solution. Ils avaient surement le désirs de les protéger, eux et les autres. Rien de méchant... n'est-ce pas? Quels parents voudraient que leur enfant souffre? Aucun... ? Non? Je ne sais pas, ça commence a devenir une torture psychologique comme je les hais. Je me perdais à l'intérieure de mon esprit, envahit de pourquoi, de comment, de quand? Je n'aimais pas ça. Je me passa rapidement une mains sur le visage, le ton de sa voix m'ayant touché. Cette tendresse à peine perceptible, d'où venait-elle? J'étais prêt à l'insulter et à l'envoyer chier... ça il avait du s'en rendre compte et pourtant, il avait l'air de vouloir m'aider. Mais pourquoi? Je lui répondis la voix tremblante:

- Qu'en sais-tu que je ne suis pas malade? Possédé même par le Diable en personne. Dit moi seulement pourquoi mes parents m'auraient fait subir tout ça si ce n'était pas vrai? Pourquoi m'auraient-ils banni de chez moi si ce n'était pas pour mon bien? Pourquoi m'auraient-il rejeté? Hein?!

Il ne pourrait surement pas me donner de réponse, mais ça me faisais du bien de lui demander. Il me sortirait peut-être quelque chose de noble, de gentil. Ou alors il s'en ficherait complètement. Je préférais la dernière option. Que comme tout le monde il se lasse, il passe son chemin et s'en aille. C'est ce que faisaient les gens en général, agacé par mon manque de joie de vivre ou ma négativité. Mais comment je pouvais voir du positif? J'étais seul, entièrement seul. Bon d'accord je ne faisais rien pour ne plus l'être, mais est-ce je peux rester avec des gens qui ne m'accepte pas tel que je suis? Puis-je aimer quelqu'un qui ne me supporte pas? Personne n'avait réussi à m'aimer assez pour s'accrocher à moi. Comment accepter les autres quand eux ne nous accepte pas? Je ne voulais plus être déçu en vérité. Je sentais que même la seule connaissance que je m'étais faite, Castiel, je ne le reverrais pas de si tôt. Je savais que lui aussi aurais fini par fuir un jour, ou m'aurait laissé crever entre les griffes d'un démon ou d'une gargouille. Ami? non jamais... connaissance, voisin, collègue, client, vendeur, voilà les seules relations que j'avais su maintenant, et encore. Il me disait qu'ici la bible n'existait pas, que je devais suivre mon cœur. Mais comment faire? Je n'avais été élevé qu'avec ces valeurs là. Si je fais le mal j'irais en enfer et j'y suis d'un coté non? Si je m'y plais c'est parce que j'y ai ma place dans ce monde. Pas parmi les autres... mais sur ces terres. Oui je considérais ce voyage comme une mort, et une renouvellement. Malheureusement sans personne pour m'enseigner de nouvelle valeur ou habitudes de vie. Je devais me contenter des anciennes, je devais faire avec. Dieu... le Seigneur tout puissant pardonnait à ceux qui pêchait... mais m'a-t-il seulement pardonné d'être tombé amoureux d'un homme? Pourquoi ne m'a-t-il pas guérit lorsque je lui l'ai demandé pour que mes parents m'accepte à nouveau? Pourquoi...

J'avais les yeux dans le vide qui bougeait assez rapidement, passant de droite à gauche comme si je lisais un livre. C'est un peu près ce que je faisais, je relisais la bible, les mots, les phrases que j'avais du apprendre par cœur, que l'on m'avais répété sans cesse. La Bible de Jérusalem, les passages que mon père m'avait lu, tournaient en boucle. Certes, nous le savons, la Loi est bonne, si on en fait un usage légitime, en sachant bien qu’elle n’a pas été instituée pour le juste, mais pour les insoumis et les rebelles, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanateurs, les parricides et les matricides, les assassins, les impudiques, les homosexuels, les trafiquants d’hommes, les menteurs, les parjures et pour tout ce qui s’oppose à la saine doctrine. Ce qui voulait dire que je serais puni si j'aimais un homme. Que j'étais au même rang que les menteurs et les assassins. Que mon pécher était tel qu'il..... Je me mis à trembler doucement. Je ne savais plus quoi penser.

- Mon propre bonheurs? Comme si c'était possible. Qui es-tu pour me dire tout ça? Tout ce que je désirais c'était un simple je t'aime de ma mère... rien de plus. Est-ce que c'était trop demandé de la part d'un fils à ses parents? Juste un peu d'amour et de compréhension?

Je voulais savoir son nom, c'est pour ça que je lui ai demandé qui il était. Mais je me sentis ridicule je m'essuya rapidement le visage avec mon bras avant que les larmes qui perlaient n'envahissent mes joues comme des traitresses. Je ne voulais pas montrer mes sentiments, j'avais juste perdu le contrôle. Mes oreilles étaient toujours collée contre mon crane et je me retenais de ne pas passer ma queue entre mes jambes tellement je me sentais faible. Je devais être ridicule...

- Laisse tomber...


C'est tout ce que je puis dire. Il devait me comprendre c'était sur mais j'étais incapable de lui le dire. Il avait l'air fort, il avait traversé tout ça, il s'assumait, il était là debout devant moi malgré tout. Je ne pouvais pas le comprendre. Je n'étais qu'un fuyard peureux. Je ne l'avouais pas, mais je le savais. Je continuerais à fuir, ça c'était sur et certain.


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Gabriel Crimson

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Dim 1 Jan - 13:00

Le gosse me paraissait pitoyable mais il avait un caractère franc et particulièrement courageux – ou suicidaire selon le point de vue abordé. Néanmoins je le voyais se débattre intérieurement avec ses propres soucis, avec ce qu'on lui a inculqué tout au long de son existence. Il s'était laissé convaincre, préférant suivre ce que pensaient ses parents, sans doute pour attirer un peu d'attention, un peu d'amour, qu'on l'estime pour son obéissance et les efforts qu'il fournissait. J'aimais mes parents, enfin, j'aimais ma mère quand bien même elle était aussi présente à mes côtés qu'un fantôme avec apparition périodique... mon père je le détestais pour de nombreuses raisons. Cela ne m'avait pas empêché de m'opposer à eux et à les envoyer chier lorsque je les trouvais trop envahissants voir trop stupides. Je me fichais de ce qu'ils attendaient de moi, j'étais ce que je voulais être et ils pouvaient bien aller se faire foutre pour le reste. Il n'empêche que leur incapacité à m'accepter pour ce que j'étais avait toujours constitué une plaie douloureuse qui se rouvrait à chaque commentaire de leur part. Son geste vif destiné à écarter ma main me laissa indifférent, je me fichais pas mal de ses réactions, qu'il n'apprécie pas que je le touche, ce que je voulais c'est qu'il se sente peut-être un peu mieux. Mais comme pour toute chose, il était difficile de déraciner un arbre ayant eut tout son temps pour étendre et fortifier ses racines. Depuis combien de temps ses parents lui répétaient inlassablement qu'il était mauvais, malade, possédé par un démon de la luxure quelconque, par un monstre attiré par les hommes. Pour lui, c'était tout un : des conneries balancées parce que ces abrutis n'y connaissaient rien et parlaient à tord et à travers pour se rassurer. Être sûrs de ne jamais se laisser aller à cette attirance malvenue pour un autre membre de leur sexe. Alors, lorsqu'il s'exclama en me demandant pourquoi, j'hésitais un fraction de seconde. Déverser ma bille sur ces abrutis homophobes ou quoique ce soit d'autres ne servirait sans doute à rien :

- Si tu devais être possédé par le diable, ici on l'aurait su tout de suite, tu ne crois pas ? Dieu ou Satan, ils ont plus corps dans ce monde non ? Si vraiment il te possédait, ne te pousserait-il pas à d'autre chose qu'une simple attirance pour un autre mec ? Pour être franc il s'en branle sans doute complètement de ta pomme.

Je me tus une seconde, réfléchissant une nouvelle fois à ma réponse avant de hausser les épaules et de continuer sur le même ton tranquille, doux :

- Quant au pourquoi... Parce qu'ils pensaient bien faire ? Comme Hitler pensait bien faire en lançant un génocide pour éradiquer les juifs. Comme beaucoup de gens se sont plantés en pensant bien faire et ont causé plus de mal que de bien. Et puis ils ont peur aussi. Parce que tu n'es pas comme eux. Mes parents avaient les boules du regard des autres, ils nous disaient « soyez gentils et restez chacun de votre côté », on était pas gentils. « Faites-le pour nous faire plaisir ! »... mon père me tabassait dans le dos de mon frère, pourquoi je lui ferais plaisir à ce gros bâtard puisqu'il ne s'est jamais donné la peine d'en faire autant?

Je l'observais un instant, silencieux, constatant qu'il me donnait soudain l'impression d'un gosse paniqué, d'un chat acculé, regardant de droite et de gauche sans voir ce que ses yeux regardaient. J'eus... pitié de lui. Je ne dis rien, restant face à lui, couvert de poussière et les cheveux ébouriffés quoique légèrement remit en place, des mèches collés à mon front par la sueur et un regard d'un marron glacé notant la présence envahissant du Lion qui ne semblait pas prêt à reculer. A ses questions, je me contentais de hausser les épaules et attendis qu'il ai fini, l'entendant déclarer presque m'ordonner de laisser tomber. J'inspirais à fond et relâchais ma respiration :

- Parfois c'est trop demander oui. Ma mère a dit à son nouveau mari que j'étais un pédophile. Elle m'a séparé de mon frère, a juré que j'étais un monstre, un délinquant. Elle m'aimait, mais elle était terrorisée et refusait d'essayer de me comprendre. Elle ne m'a jamais dit je t'aime, mon père m'a servi des « tapettes », des « je te hais » et des insultes visant à me rabaisser plus bas que terre. Au fond, je m'en fous d'eux, mais ça fait encore mal. Peut-être que tu devrais essayer de trouver des amis, des gens qui t'apprécieront pour ce que tu es et se ficheront pas mal que tu sois un petit fouineur rebelle. Je veux bien en être, si tu es d'accord?

J'attendis qu'il relève les yeux pour lui adresser un petit sourire. Je ne lui avais pas dis qui j'étais, pas maintenant. J'attendais sa réponse pour le lui révéler, qu'il ignore mon « statut » jusqu'à la fin. Encore qu'il fallait qu'il soit au courant de la hiérarchie et des têtes pensantes de l'immense Meute que représentait les Métamorphes pour comprendre ce que mon nom pouvait bien représenter. Enfin, il était un chat, quelqu'un avait bien dû lui dire qui était l'Alpha des félins. Au moins ça.

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MessageSujet: Re: Rencontre épic au bord du vide (PV Gabriel Crimson) Jeu 12 Jan - 0:03

Si je devais être possédé ? Je fis un sourire en coin, c’était ce qu’on m’avait répété sans cesse, pas un jour depuis que j’avais révélé mon homosexualité. Je m’étais fait une raison face à la situation, qui ne l’aurait pas fait ? Quelqu’un de plus sur de lui… quelqu’un de plus virile que moi certainement. D’autre se serait surement mieux défendu, auraient envoyé leurs parents chier, leur disant que non, qu’il savait se qu’il faisait. Il se serait battu pour être reconnu, pour pouvoir aimer qui il voulait, qui lui était destiné. Mais je ne me sentais pas réellement prête à ça… je ne le serais certainement jamais, et c’était facile pour cet homme dont le nom m’était inconnu de me faire la moral. Quoi que, lui, a du se battre contre ses parents, qu’est-ce qu’il aurait fait s’il avait été moi ? Est-ce qu’il aurait défié mes parents ? Est-ce qu’il aurait réussit à prouver que mon ainé n’était pas aussi merveilleux qu’il ne paraissait ? Est-ce qu’il aurait eu le courage de remettre ma sœur à sa place, lui mettant une claque sonnante et résonnante dont elle se serait souvenue toute sa vie. Qu’elle sache et apprenne que l’on ne peut pas tout avoir dans la vie. Peut-être que si ce Lion avait été à sa place il aurait été bien plus libre que dans son autre vie, il n’aurait pas été traité de pédophile et n’aurait pas été tabassé par son père sans arrête. Car non, mon père n’était pas violent physiquement, mais psychologiquement. Il aimait manipuler les autres, et leur faire croire ce que lui croyait. La seule chose positive, est qu’au moins il suivait ses propres convictions, même s’il forçait les autres à les suivre.

- J’entends ce que tu dis… mais je ne sais pas quoi penser. Je suis totalement perdu, je voudrais tout oublier du passer, que rien de l’ancienne vie n’ai existé. J’aimerais être né dans ce monde, dans cet enfer qui pour moi ressemble à un monde normal. Je ne pourrais pas appeler ça un paradis, même si les anges existent ici… C’est juste ce dont j’ai toujours rêvé… la liberté…

Oui c’est ce dont je rêvais, être libre, qu’on ne me dise pas ce que je dois faire… jamais. Mais l’étais-je réellement ? Non je me savais prisonnier de mes sentiments face à l’autre monde, je me savais enchaîner à ses souvenir si horrible et si sombre pour moi. Beaucoup avaient surement oublié le passer avec le temps, ou bien il ne les atteignait plus. Ils avaient surement eu la force de s’en débarrasser et de ne pas être hanté complètement par lui. Je devais réellement être pathétique et pire encore vu mes réactions de gamin. Mais j’aimais le ton doux que prenait l’homme, il avait l’air de s’être calmé, je ne pense plus avoir de risque d’être croqué ou broyé par ses griffes ou ses crocs. Je me dis aussi que sa vie avait été plus dur que la mienne d’un coté, car il avait aimé quelqu’un sérieusement et qu’on l’en avait séparé… donc des réflexions comme « s’il avait été à ma place » n’avait pas lieu d’être, car s’il avait été à ma place il n’aurait pas connu son frère, quoi que oui… peut-être, s’ils avaient été lié l’un à l’autre par quelque chose de vraiment fort et ils n’auraient pas eu tous ces soucis… Enfin bref, je m’embrouille.


- Je comprends un peu mieux… au faite… tu t’appelles comment ? Je n’ai pas encore entendu ton nom il me semble et j’aimerais aussi savoir qui tu es si ce n’est pas trop demandé. L’autre monde… c’est là-bas le vrai enfer, un endroit à détruire, un lieu qui ne devrait même pas exister, tout comme dieu… tout comme ces conneries.

Je voulais au moins savoir à qui j’avais réellement affaire. Je ne le craignais plus non plus mais je ne pouvais pas vraiment accepter sa demande d’amitié comme ça… ou bien si ? C’est le premier à me proposer une telle chose… Un petit fouineur rebelle… ça me convenait, c’est ce que j’étais et il l’avait compris assez rapidement. Il me rassurait un peu, son coté téméraire, sur de lui. Son expérience proche de la mienne, sans être exactement similaire. Il avait aussi l’air d’avoir réponse à beaucoup de mes questions, et j’étais plutôt de son avis. J’avais l’impression qu’il me disait tout ce que j’avais toujours pensé, sans vraiment oser l’accepter et le crier au monde. Oui, pour mes parents un peu de compréhension c’était trop demander. Un je t’aime, un merci, une tape dans le dos… J’en avais trop demandé, c’était tout. Mais n’était-ce pas légitime ? Apparemment non, je n’aurais jamais rien du attendre d’eux. Maintenant je le savais, maintenant je pouvais me libérer de ce poids, pas d’un coup, mais tout doucement et commencer un travail sur moi-même. J’appréciais aussi son sourire, il n’était pas vicieux ou faux, il était sincère au moins. Pour son amitié… pourquoi pas, j’aurais rapidement besoin d’aide suivant dans quel galère je m’empêtre. Je lâcha un soupire et regarda ailleurs, légèrement mal à l’aise.

- Si tu ne m’en demande pas trop, j’accepte. Sache que même dans l’autre monde je n’avais aucun ami, donc je ne sais pas comment m’y prendre. Et si je t’agace, n’hésite pas à me le dire, j’ai l’habitude que l’on me haïsse et ce n’est pas quelque chose qui me gêne, pour être franc, je me fiche ce que l’on pense de moi, ou presque. Enfin pas pour l’homosexualité. Enfin je… je ne sais pas si je le suis vraiment…. Je ne peux pas changer d’un coup, comprend le… Mais j’essayerai… du mieux que je peux.

Je ne voulais pas précipiter les choses, mais je ne voulais pas être complètement fermé non plus, mais ses paroles m’avaient apaisé pour le moment, il ne restait qu’à voir la suite… sa réponse, ses réactions.

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