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Tu sais, le ciel n'est beau que parce que tu ne peux l'atteindre.. [PV Gabriel Crimson]

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MessageSujet: Tu sais, le ciel n'est beau que parce que tu ne peux l'atteindre.. [PV Gabriel Crimson] Dim 20 Nov - 21:48

Et tes pas s'accélèrent. Tes vieilles rangers que tu traînes comme si elles avaient fait la guerre martèlent le sol poussiéreux. Tu cours, tu cours, comme si ta vie en dépendait. Alors qu'à la base, tu ne prenais tout cela pour un jeu. Un jeu marrant, un jeu d'enfant. Un jeu de piste comme on en fait tant. Ç'avait été un soir, hier soir, alors que tu avais pris l'apparence d'un simple barman que tu en entendis parler. Que l'on te posa des questions. De ton grand sourire, tu avais répondu des choses sans queue ni tête à ces gaillards qui se pointaient avec pus d'assurance que dieu en personne. Mais tu t'en foutais, et à vrai dire, tu as eu de la chance que la personne que tu incarnais semblait avoir une certaine réputation. Combien en avais-tu vues ? Vingt, sûrement plus d'une vingtaine d'armes à feu, de couteaux bien trop longs et fins, là, révélés l'espace d'une seconde de sous les lourds manteaux de cuirs. L'idée d'un prendre un sans l'autorisation de son propriétaire, comme ça, par curiosité, n'avait pas été brillante. La petite lame à la main, tu l'avais pointée sans un bruit, avec cet éclat que je te connais bien dans les yeux, sur l'homme bourru qui fronçait les sourcils. Dur d'essayer de réfléchir sans y être habitué, n'est-ce pas ? Mais moi, je voyais cette foule d'hommes qui commençait à t'entourer, à cette masse de testostérone, je voyais ceux dont tu craignais tant le toucher sans savoir pourquoi vous entourer, lentement. J'hurlais, je t'hurlais de lâcher ce putain de couteau et toi, tu t'es pris la tête dans les mains et tu as vidé tes poumons. Un cri qui déchira le bar enfumé, un cri inhumain, car je te faisais exploser la tête n'est-ce pas, un truc de dingue. Mais avant qu'ils ne se remettent de cette drôle d'attitude, de cette folle attitude, tu avais déjà planté l'arme dans la poitrine de son possesseur. Et tu t'étais enfuie.

Tu avais couru, couru si vite que tu as même essayé, au détour d'une rue, dans un rire étouffé pour pas qu'il te repère de cracher tes poumons. Au sens propre du terme, t'enfonçant la main dans ta bouche, ne réussissant même pas à te faire dégueuler. T'étais pitoyable, ma belle, tu n'étais rien. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'encore à ce moment là, le mot "Ange" résonnait dans ta petite tête. Il tournait en boucle, comme un disque raillé, d'une voix éraillée, voulant te faire délirer. Et le prénom Angela te sauta à la gorge aussi sûrement que tu repris ta course aux bruits de pas qui se rapprochaient de plus en plus de toi. Bien sûr, ils ne t'auraient pas reconnu sous ta forme de jeune femme, paumée, affolée - mais en avais-tu conscience, Eve ?
Non, évidemment. Angela t'oppressait, Angela te serrait la gorge, de plus en plus fort. Ce n'était qu'une fille que tu avais tué, il n'y a pas si longtemps. Alors pourquoi te restait-elle en tête ? Aucune idée, derrière ce simple prénom résidait un vide total qui te donnait des nausées, des maux de tête, à te la fracasser contre les murs. Contre ceux de ton squat, ou dès ton arrivée essoufflée tu écrivit à l'aide d'un marqueur ces six lettres, six fois, puis douze, jusqu'à prendre pratiquement tout un pan. Puis, tu l'as rebouché, et toi et moi, dans un souffle, avons soufflé le doux mot.

Ange

Et te voilà à présent en dehors de la ville, de cette ville dont tu ne connais même pas le nom. A courir, le bras tendu vers quelque chose que seule toi voyais. Après ta liberté, après ce qui pourrait te libérer de ce nom qui sans cesse martelait tes pensées. Tu as mal, si mal, tu voudrais bien t'arracher le coeur, pour que ça cesse. Tu me le demandes, tu l'hurle dans ce qui se révèle à présent être les sous-bois, annonciateurs de la forêt. Mon prénom contre celui de l'Ange. Mais tu continue de courir, encore et encore, jusqu'à ce que tu sentes comme une libération. Jusqu'à ce que tes rangers touchent de moins en moins le sol, jusqu'à ce que je t'accorde ton instant de liberté. Une belle apesanteur. Tu es désormais ma Reine, ma Princesse des cieux. Regardes comme le sol s'éloigne de toi, regardes comme elle te semble accessible, ta liberté. Tu n'as qu'à arracher des plumes, et bientôt, tu avises des colombes.

*Je vais l'atteindre, je vais les atteindre..*

Alors, tes ailes qui la seconde d'avant se mouvaient dans une synchronisation quasi-naturelle se désaccordèrent soudainement. Tu reprends tes esprits, tu sors de la bulle que j'avais créé, Eve, tu accèdes à une once de savoir. Ton corps plonge en piquet tandis que tu essaie de maîtriser ces appendices de chair et de cuir, tandis que tes pupilles se dilatent, que ton coeur s'accélère. Ton tee-shirt déjà à moitié déchiré dans le dos émet encore des craquement avec la vitesse, avec cet air qui te coupe la respiration. Mais tu continues de tendre la main, ignorant ce ciel si bleu qui te tournes le dos, tu chutes, tu tombes. Par miracle, les branches t'éraflent juste, mais pas assez pour t'assommer, pour te tuer, juste pour te faire saigner et te faire retourner sur le dos. Et tu t'écrases contre le sol.

Tu entends un bruit sourd, celui de ton corps, et celui d'os qui se cassent. Mais heureusement, ta tête n'a rien, car instinctivement tu avais enroulé tes ailes autour. D'un noir d'encre, elles avaient formé comme un linceuil autour de toi, te protégeant, ne laissant que tes côtes se briser. Tes yeux restés ouverts s'embuent, ta vue devient floue et faiblement tu lèves ton bras douloureux vers un ciel masqué par les feuilles. Mais une plume blanche tombe de cette main qui s'était ouverte, une plume blanche, tachetée de sang, qui lentement, se pose sur ta poitrine. Et ton visage se tord dans un rictus de rage, et un cri bouillonne en toi, le temps que tu reprennes ton souffle avant de pouvoir le libérer.

    AAAAAANGEEEEELAAAAAAA


Dernière édition par Eve Faust le Lun 21 Nov - 12:16, édité 1 fois
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Gabriel Crimson

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MessageSujet: Re: Tu sais, le ciel n'est beau que parce que tu ne peux l'atteindre.. [PV Gabriel Crimson] Dim 20 Nov - 22:15

La forêt. Ouais, je sais, un lion n'a rien à foutre ici. La savane, à la rigueur le lion dans les forêts mais sèches et pas humides, dans les semi-désert mais... curieusement je me sentais très à ma place ici. J'ignore si les écailles sur mon dos, mes flancs et les épaules viennent d'une nature quelconque ayant un rapport avec les reptiles mais l'humidité ne me dérangeait pas. Mes pattes épaisses aux griffes acérées se posaient en douceur et en silence sur l'humus frais de la forêt et j'évoluais tranquillement au milieu des arbres, me déplaçant avec la nonchalance de ceux qui se savent en sécurité. J'avais les sens aux aguets mais le regard tranquille. Pour une fois le Lion restait sagement dans son coin, ou plutôt nous nous déplacions ensembles, comme une même entité. J'ignore si c'est ce que ressentent les Métamorphes qui n'ont pas conscience d'avoir un animal à part entière faisant partie intégrante de leur esprit, mais je me sentais bien pour une fois. Aucun besoin de lutter, aucune tension, nulle angoisse de se savoir dans l'attente d'une nouvelle tentative de mutinerie de sa part. On marchait ensemble, nous étions un et pour une fois il n'y avait aucun sujet de querelle... j'avais toujours conscience de sa présence mais elle se fondait dans la mienne et ses désirs étaient les miens. Un sourire qui n'avait rien à voir avec l'humain et tout à voir avec le prédateur étira mes lèvres.

Mon épaule gauche me tiraillait désagréablement et ma patte arrière droite se dérobait parfois sous mon poids, mais jamais plus d'une ou deux fois toutes les minutes. D'autres marquent sillonnaient mon corps, au petit bonheur la chance. Par endroit, les crocs avaient percés la carapace de mes écailles, notamment à mon épaule. Qui a dit que la Hyène était un animal lâche et faiblard ? Je peux vous assurer qu'une mâchoire pareille et un courage confinant à la folie serait plus à même de les caractériser, même si celui qui m'a affronté en duel cette fois-ci relevait surtout de la stupidité. Plus tôt dans la journée, l'un de ces énièmes combats pour la place d'Alpha m'était une fois de plus tombé dessus, et j'étais prêt à parier que ce type un peu simplet n'avait pas été seul à décider qu'il était temps qu'il m'affronte. Quelqu'un l'y avait poussé. Mon sourire s’agrandit, dévoilant la pointe de mes crocs et un éclat irrité passa brièvement dans le gris pâle de mes yeux. Je détestais ces moments où je devais quitter cette tranquillité excentrique, ce caractère facile qui me permettait de foutre la merde et de rire, ne pas me prendre au sérieux, ne pas prendre les autres au sérieux, jouer avec la vie et ne pas penser à la mort... parce qu'à partir du moment où cet espèce de masque qui n'en était pas tout à fait un quittait mon visage, ce que je laissais apparaître n'avait plus rien à voir. J'étais un monstre et mon Lion était fou à lier, fou de rage, furieux et mortellement dangereux. A me voir plaisanter, les gens oublient peut-être un peu trop vite que ma forme animale n'est pas là que pour faire beau et que si cet animal Totem m'avait choisit, ce n'était pas parce que j'avais une belle gueule.

Je baillais généreusement et décidais de m'installer là où je me trouvais. Je me vautrais sur le flanc, ne cherchant même pas à rester élégant dans la manière de me coucher. Je tâchais juste de répertorier quelques blessures. Bon, patte arrière droite, OK, patte avant gauche, OK... Ma joue droite était légèrement éraflée par un coup de patte aux griffes trop courte pour m'infliger une réelle blessure, n'empêche que ça piquait. Le reste, j'étais incapable de le savoir, de le dire, il me faudrait le découvrir plus tard dans le miroir. Je me réinstallais tranquillement, sur le ventre et observais les alentours. La forêt était une source de calme non négligeable, j'en avais besoin... sauf que parfois je tombais sur une bestiole non identifiée et elle me sautait sur le poil, avant de claquer dans un cri d'agonie. Non sans que j'y laisse quelques poils évidemment. Une fois sur deux j'avais la paix. Il semblerait que sur ce coup-ci je sois tombé sur le mauvais numéro. Les craquements successifs de branches se rompant sèchement retentirent et je tendis l'oreille, orientant ma gueule vers la source du bruit. Les craquement se poursuivirent, j'entendais le son mat et reconnaissable entre mille d'un corps frappant le bois, chutant... une chance je n'étais pas sur la trajectoire de ce qui était en train de dégringoler et je fus aux premières loges pour assister au ramassage en règle d'un... d'une démone ? Le corps aux courbes indéniablement féminines émit un craquement sinistre qui me laissa penser qu'elle s'était peut-être brisé quelques os dans sa chute, elle avait eut la bonne idée de protéger sa tête avec ses ailes... bon instinct de préservation j'imagine. Mais quand on a un bon instinct on évite d'aller voler si on ne sait pas comment on fait. Je me levais tranquillement, ne grognant même pas lorsque ma patte arrière protesta vivement et manqua de céder sous mon poids et rejoignis le corps prostré... avant de faire un magnifique bond en arrière lorsque cette conne se mit à gueuler. Une démone nommée Angela, hein ? Si je n'avais pas été surprit par son braillement inattendu j'en aurais sans doute rit, mais là j'avais surtout l'envie subite de lui coller un coup de patte dans la gueule histoire de lui apprendre les bonnes manières.

Je m'avançais doucement et au lieu du coup de patte brutal que j'avais imaginé, je lui touchais doucement l'épaule du bout de la patte.

- Oï, t'es vivante ? Si tu gueules comme ça tu vas rameuter toutes les bestioles du coin.

Franchement, si elle tentait quelque chose, elle était plus dans la merde. Ici, on était en pleine forêt et j'étais un métamorphe. Mon pouvoir sur la Nature ou la Terre, peu importe la manière de le présenter, me conférait un putain d'avantage question terrain... du reste il me suffisait de lui sauter à la gorge. Je crois. Enfin, dans l'immédiat j'avais surtout envie de... euh... ouais fin je n'avais en tout cas pas envie de me friter avec quelqu'un. J'ai déjà ma dose pour la journée.

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So what if you can see the darkest side of me ? No one would ever change this animal I have become Help me believe it's not the real me Somebody help me tame this animal.

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MessageSujet: Re: Tu sais, le ciel n'est beau que parce que tu ne peux l'atteindre.. [PV Gabriel Crimson] Lun 21 Nov - 16:15

Tu te vidais les poumons, de ta propre frustration, jusqu'à ne plus pouvoir émettre aucun son. Jusqu'à ce que tu sentes le goût de rouille, de métal, te parvenir en relents du fond de ta gorge. Jusqu'à ce que tu sentes un coup. De patte. Un coup de patte - velue. Une patte que tu voyais du coin de l'oeil, une chose mi-jaune mi beige mi-blanc. Bien, une peluche venait t'aider.
    Je. Je sais.

Ta voix enrouée avait émis un bruit pas loin du croassement d'un corbeau, du messager de la mort qui après tout était souvent lié à ceux de ton espèce. Sans même avoir regardé le corps rattaché à la patte, sauf si elle était volante - mais nous ne sommes pas dans une obscure série des années 90, tu essayes alors de te redresser. Lentement, tes bras se ramènent vers le haut de ton corps, avant d'essayer de prendre appuis sur tes coudes. Un cri de douleur alors t'échappe, et tu te laisses retomber de quelques centimètres sur le dos. Une vraie poupée de chiffon. Arrêtes de faire la morte, aucun animal ne viendra te manger, tu le sais bien. Mais il faut que tu fasses la comédie, c'est cela ?

*Till, j'ai si mal..*

Pas de chance, le nounours venu te sauver n'a pas apporté son violon. Tu aurais sûrement aimé l'air mélo-dramatique qu'il aurait joué, là, pour toi, toi à l'article de la Mort. Tu mimes tellement mal que tu n'arrives même pas à pleurer, non, tu as juste la vue brouillée par le choc, quoiqu'atténué, que tu as reçu en pleine tête. Bien, reste ici, à mourir. Je ne pensais pas qu'une top-modèle accepterai de se laisser crever comme une chienne sur le bord de la route, à moitié écrasée par une bagnole roulant à 200 à l'heure. Plutôt dans les strass, plutôt dans l'alcool et la drogue dont tu t'enivre, douce consolation à ton unique disque d'or annuel.
Et tu m'obéis. Une seconde fois, ton buste tente de se relever et, enfin!, tu y arrives. Les masques tombent ma belle. Tu te traînes un peu en arrière, pour pouvoir t'adosser contre un arbre avant de ré-entendre les craquements familiers. Avant de re-goûter au goût de la rouille, au goût du sang qui cette fois ne reste pas tapis en toi, entre tes côtes cassées et tes veines explosées, non, cette fois il te monte à la bouche et te force à crachoter péniblement cet amas de caillots et d'hémoglobine sur l'herbe auparavant d'un vert délavé. Puis, tu souffres, tu te rends compte pleinement de ce qui vient de se passer, non pas mentalement, mais physiquement. Car pour toi, tu n'étais qu'à la recherche d'un Ange sous les traits d'une colombe. Je te vois venir, je te sens, que je te connais par coeur. Je prévoyais déjà que tu allais sourire, comme une petite victoire personnelle après m'avoir prouvé que j'avais tord. Un petit rire ensanglanté siffla entre tes dents, en une stupide moquerie.
    Je.. Je t'avais dit qu-

Tes yeux se lèvent subitement, interrompant la phrase dite à voix haute que tu me destinais. Un bruit de plumes se faisait entendre, puis, la colombe en personne vint te rendre visite. Morte, de blanc et de rouge, elle s'écrasa dans un *splash* morbide à quelques mètres devant toi. Puis, la lumière fut. Il n'y avait qu'à lever un brin les yeux de cet oiseau paradisiaque pour l'apercevoir. Ah, il n'avait pas tord, quand il disait que tu allais attirer toutes les bestioles. Mais rassures-toi, ce n'est que pour toi, que pour te rendre hommage que ta proie est venue choir à tes pieds. Cette étrange chose n'avait pas tord. Un doudou n'a jamais tord.
    Merci monsieur la peluche.
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Gabriel Crimson

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MessageSujet: Re: Tu sais, le ciel n'est beau que parce que tu ne peux l'atteindre.. [PV Gabriel Crimson] Lun 28 Nov - 12:55

Cette meuf était bizarre. Sérieusement. On ne braille pas un nom alors qu'on vient de s'éclater par terre. On évite aussi de se relever quand on s'est sûrement pété quelques côtes... Elle se traîna pourtant laborieusement, juste de quoi s'adosser à un arbre pour ne pas rester étalé par terre j'imagine... à sa place, je me serais transformé et roulé en boule. Rien de tel qu'un lion d'un mètre quatre vingt de haut protégé par des écailles pour dissuader les plus vaillants, mais elle n'avait pas cette option. Elle était une démone, et par définition, un démon c'est loin d'être logique. C'est aussi une race à éviter en général mais j'avais du mal à voir cette gamine éclatée comme une réelle menace. Sans doute une erreur de jugement. Je l'observais crachoter quelques gerbes de sang, séquelles de ses blessures sans doute, et je sentis mes babines se retrousser légèrement sur mes crocs, l'odeur du sang était un excitant naturel pour quiconque possède un instinct prédateur et croyez-moi ou pas, mais le mien avait tendance à jouer au yo-yo. Une colombe s'écrasa bêtement non loin de là, son plumage souillé d'écarlate et j'eus un haussement léger de sourcil, tentant de réprimer mon instinct en l'ignorant, le temps de reprendre mes esprits et de retrouver un minimum de contrôle. Plus facile à dire qu'à faire. Je mourrais d'envie de quitter ma position assise pour aller fourrer mon museau dans le sang de la colombe, becter cet oiseau minuscule quand bien même cela ne me calerait pas le moins du monde. Je voulais aller vers elle et faire d'elle une victime, une proie... je suis sûr qu'on pourrait trouver un effet quelconque à une paire d'ailes de démone dans un salon. Un petit côté sinistre au-dessus de la cheminée. Une sorte de trophée d'un nouveau genre, après la tête d'un cerf, les ailes d'une démone.

Mais je me contentais de sursauter en l'entendant me remercier, ou, plus particulièrement, en l'entendant m'appeler "Monsieur la Peluche". Un tic agita légèrement mes babines et je me levais finalement, réprimant le grondement mécontent en sentant mes blessures me tirailler... et j'approchais ma gueule si près de son visage qu'elle devait sentir mon souffle sur son visage... là, je fis claquer sèchement mes mâchoires avant de répliquer avec une certaine colère :

- La peluche peut te becter tout rond, gamine. Alors sois polie.

Je craignais cependant fortement que cette gamine, précisément, allait surtout se foutre de ma gueule... j'étais à peu près certain qu'elle devait se foutre de pas mal de chose, notamment de la politesse quand bien même c'était la moindre des choses avec un prédateur de mon gabarit. Mais je reculais prudemment, conscient qu'une démone, même étalée avec au moins une côte cassée, restait un danger potentiellement mortel. Je finis par m'allonger non loin d'elle, à distance respectueuse. Assez proche pour pouvoir la regarder tranquillement sans avoir l'air de me méfier réellement - et, éventuellement, lui sauter à la gorge si l'envie me prenait -, mais assez loin pour pouvoir bondir hors de portée si jamais elle tentait quoique ce soit.

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MessageSujet: Re: Tu sais, le ciel n'est beau que parce que tu ne peux l'atteindre.. [PV Gabriel Crimson]

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Tu sais, le ciel n'est beau que parce que tu ne peux l'atteindre.. [PV Gabriel Crimson]

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